Thursday, September 11, 2014

Accroissement de la productivité du travail au Canada

La productivité du travail, c.-à-d., la production par heure travaillée, s’est considérablement améliorée au Canada. Au second trimestre de 2014, elle était 50 % supérieure à son niveau de 1981. Cette amélioration veut dire que les biens et services sont de plus en plus produits efficacement. Un travailleur, de nos jours, produit cinquante pourcent plus de biens et services en l’espace d’une heure  comparé à il y a trente-trois ans ou encore cela prend maintenant quarante minutes pour fabriquer ce qui se faisant avant en une heure.

Indice de productivité du travail dans le secteur des entreprises, Canada, 1981:T1-2014:T2, Source: Statistique Canada
Figure 1: Indice de productivité du travail dans le secteur des entreprises, Canada, 1981:T1-2014:T2, Source: Statistique Canada

La productivité du travail a stagné du milieu des années 1980 jusqu’au début des années 1990 et à la fin des années 2000. Elle a considérablement augmenté entre ces deux périodes. Quelques facteurs économiques susceptibles d’influencer cette évolution sont : l’éducation, le capital physique disponible par travailleur et les avancées technologiques.

Le nombre de travailleurs, femmes et hommes, titulaires d’un diplôme postsecondaire ou universitaire a considérablement augmenté au Canada [ici]. Entre 1990 et 2013, la proportion de la population active titulaire d’un diplôme universitaire a presque doublé, atteignant 26,8 % en 2013. Il y maintenant a presque une proportion égale de femmes et d’hommes ayant un diplôme universitaire dans la population active alors qu’en 1990 les femmes ayant un diplôme universitaire ne représentaient que 5,8 % de la population active. La proportion de ceux qui détiennent tout au moins un diplôme postsecondaire était de 61,9 % en 2013 contre 39,7 % en 1990.  

La part des machines et matériel dans le produit intérieur brut (PIB) a doublé au cours de la période d’échantillonnage atteignant 4,6 % au second trimestre de 2014. 

Part en pourcentage des machines & matériel et de la formation brute en capital fixe des entreprises dans le PIB, Canada, 1981:T1-2014:T2, Source: Statistique Canada
 Figure 2: Part en pourcentage des machines & matériel et de la formation brute en capital fixe des entreprises dans le PIB, Canada, 1981:T1-2014:T2, Source: Statistique Canada

De plus, les machines et matériel deviennent une composante importante de la formation brute de capital fixe des entreprises. En 1981, ils représentaient 16 % des investissements privés. En 2014, cette part est montée à un-quart. L’accroissement de cette part suggère que les entreprises adoptent de nouvelles ou récentes technologies de production. La baisse du prix des machines et matériel depuis la fin des années 1990 a rendu cela possible.

Les coefficients de corrélation croisée entre la productivité du travail et la part des machines et matériel dans le PIB sont très élevés –au-dessus de 0,8. Ceci veut dire que l’adoption de nouvelles technologies par les entreprises stimule la productivité actuelle et future du travail.

Alors que la productivité des travailleurs a significativement augmenté, ceci n’est malheureusement pas le cas de la rémunération des employés ou de la redistribution des richesses [ici].