Tuesday, April 8, 2014

Le Québec a un nouveau premier ministre

M Philippe Couillard est devenu le 31premier ministre du Québec à l'issue des élections générales du 7 avril. Son parti, le Parti libéral du Québec a remporté 70 des 125 sièges au parlement. Le Parti Québécois (PQ) n’a remporté que 30 sièges, ce qui a fait du gouvernement minoritaire de Mme Pauline Marois le plus court de l’histoire du Québec. 

La défaite du PQ et celle de son leader, Mme Marois, dans sa circonscription électorale de Charlevoix-Côte-de-Beaupré s’expliquent par le fait que les thèmes étiquetés à son parti durant la campagne électorale, à savoir la charte des valeurs et le référendum pour la souveraineté du Québec, étaient loin des préoccupations quotidiennes de la population de la province qui affiche le plus bas de taux moyen de croissance au pays.

En prenant le pouvoir il y a dix-huit mois, le PQ était plus proche des préoccupations des québécois en promettant de mettre fin aux protestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité, d’abolir la taxe santé et d'imposer un moratoire complet sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.
 
Figure: Taux moyen de croissance et part moyenne des provinces et territoires dans le produit intérieur brut (PIB) du Canada
Figure: Taux moyen de croissance et part moyenne des provinces et territoires dans le produit intérieur brut (PIB) du Canada, NL : Terre-Neuve-et-Labrador, PE : Île-du-Prince-Édouard, NS : Nouvelle-Écosse, NB : Nouveau-Brunswick, QC : Québec, ON : Ontario, MB : Manitoba, SK : Saskatchewan, AB : Alberta, BC : Colombie Britannique, YT : Yukon (1981-2012), NT : Territoires du Nord-Ouest, NU : Nunavut (1999-2012), Source des données: Statistique Canada

Le nouveau gouvernement libéral doit maintenant s’atteler à stimuler l’économie du Québec. Comme on pourrait le voir sur la figure ci-dessus, le Québec est la seconde économie du Canada, après l’Ontario. Le Québec crée, en moyenne, 20,83 % de la richesse au pays mais son taux moyen de croissance qui n'est que de 1,97 % est le plus bas.  
Ce faible taux de croissance est dû, en terme simple, à un épuisement de notre économie. On peut observer sur la figure ci—dessus que des économies comme celles des territoires du Nunavut et du Yukon affichent les taux de croissance les  plus élevés au pays, 4,16 % et 3,82 % respectivement, en raison de leur fraîcheur. La cure de jouvence que l’économie du Québec doit s’offrir serait, à l’instar de la province d’Ontario, d’encourager la création et l’expansion de petites et moyennes entreprises et soutenir l’innovation dans ces entreprises.